Je me souviens de la dimension physique, voire athlétique, que revêtait cet effort, tenir, oui, même si personne n'était dupe. Justine s'était réfugiée dans les jambes de Lucile, son petit corps secoué par les sanglots, et la tête posée sur ses genoux. Ensuite elle sortit un kleenex de sa poche, essuya les larmes et le nez de Justine avant de prendre son visage entre ses mains pour l'embrasser, un baiser sonore comme ceux de Liane, les lèvres bien collées sur la rondeur des joues. Et puis j'ai appris à penser à Lucile sans que mon souffle en soit coupé : sa manière de marcher, le haut du corps penché en avant, son sac tenu en bandoulière et plaqué sur la hanche, sa manière de tenir sa cigarette, écrasée entre ses doigts, de foncer tête baissée dans le wagon du métro, le tremblement de ses mains, la précision de son vocabulaire, son rire bref, qui semblait l'étonner elle-même, les variations de sa voix sous l'emprise d'une émotion dont son visage ne portait parfois aucune trace. Et cela, aussi bien du côté du neuf que des produits Rien Ne S Oppose A La Nuit occasion. Le titre de l'oeuvre est directement inspiré de la chanson Osez Joséphine (1991) du chanteur français Alain Bashung. Delphine de Vigan : "Cette chanson Osez Joséphine correspond à mon humeur la plus fréquente : énergique. Alors c'est donc ça la littérature française actuelle ! Au vu de la bestiole, les filles poussèrent des hurlements, on croirait qu'on les égorge avait pensé Lucile, tant leurs cris étaient stridents, ceux de Lisbeth surtout, qui sautait comme un cabri tandis que Justine appelait Lucile de sa voix la plus perçante, afin qu'elle vînt voir sans plus attendre. Rien ne s'oppose à la nuit est un ouvrage qui m'a intéressé, toutefois j'ai été étonnée car je m'attendais à un roman alors qu'en fait c'est un livre très personnel, sur sa maman. J'ai adoré "Rien ne s'oppose à la nuit". Rien ne s'oppose à la nuit est un roman de Delphine de Vigan paru le 17 août 2011 aux éditions Jean-Claude Lattès. Au cours des derniers mois les évènements qui me concernaient s'étaient singulièrement précipités, et la vie, cette fois encore, fixait la barre trop haut. Dans les mois qui ont suivi j'ai écrit un autre livre sur lequel je prenais des notes depuis plusieurs mois. Je ne parle pas des hommes qui ont vraiment partagé sa vie. J'ai pensé que Lucile avait été successivement amoureuse de Marcello Mastroianni (elle précisait : "vous m'en mettrez une demi-douzaine"), de Joshka Schidlow (un critique théâtre de Télérama qu'elle n'avait jamais vu mais dont elle louait la plume et l'intelligence), d'un homme d'affaires prénommé Edouard, dont nous n'avons jamais connu la véritable identité, de Graham, un authentique clochard du 14e arrondissement, violoniste à ses heures et mort assassiné. Je ne sais plus à quel moment j'ai capitulé, peut-être le jour où j'ai compris combien l'écriture, mon écriture, était liée à elle, à ses fictions, ces moments de délire où la vie lui était devenue si lourde qu'il lui avait fallu s'en échapper, où sa douleur n'avait pu s'exprimer que par la fable. livrés à eux ils font des petits ils font des envieux à l’arrière des dauphines je suis le roi des scélérats à qui sourit la vie marcher sur l’eau éviter les péages jamais souffrir juste faire hennir les chevaux du plaisir. Avis clients (69) 4,5/5. Osez osez Je l’ai interprétée en disant que "rien ne s'oppose à la nuit" veut dire que rien ne s'oppose à quelqu'un qui a choisi de mourir. C'est vraiment cela le talent de Jean Fauque et de Bashung, cette association qui fait des phrases qui sont comme des pierres précieuses qui  surgissent, et sont objets de toutes les interprétations possibles. Retenez ce titre, énigmatique, tout droit jailli de la célèbre chanson d’Alain Bashung ,« Osez Joséphine » car il ouvre les pages d’un roman magnifique. Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires. Elle est dos à dos avec Bashung. Osez osez Joséphine Extrait du livre “Rien ne s’oppose à la nuit” Ma mère était bleue, d’un bleu pâle mêlé de cendres, les mains étrangement plus foncées que le visage, lorsque je l’ai trouvée chez elle, ce matin de janvier. Rien ne justifie, Usez vos souliers 29.11.2012 - Le titre tiré de la chanson « Osez Joséphine » d’Alain Bashung prend son sens tout au long de la lecture de ce merveilleux récit autobiographique. Après la mort de sa mère, Delphine de Vigan ressen… Informations complémentaires Rien ne s'oppose à la nuit by Delphine de Vigan "La part visible du chagrin s'était dissoute dans l'eau usée des vaisselles." Et que ne durent que les moments doux Encore aujourd'hui quand j'y pense cette question me bouleverse, non pas son sens mais sa forme, ce en quelque sorte dans la bouche d'un enfant de neuf ans, une précaution à mon endroit, une manière de tâter le terrain, d'y aller sur la pointe des pieds. « Rien ne s'oppose à la nuit » si ce n'est ce livre, cette écriture, cette subjectivité assumée et nécessaire. ", À l'arrière des berlines Plus rien n's'oppose à la nuit Cela l'est encore plus avec son dernier livre, Rien ne s'oppose à la nuit. Je ne sais plus quand est venue l'idée d'écrire sur ma mère, autour d'elle, ou à partir d'elle, je sais combien j'ai refusé cette idée, je l'ai tenue à distance, le plus longtemps possible, dressant la liste des innombrables auteurs qui avaient écrit sur la leur, des plus anciens aux plus récents, histoire de me prouver combien le terrain était miné et le sujet galvaudé, j'ai chassé les phrases qui me venaient au petit matin ou au détour d'un souvenir, autant de débuts de romans sous toutes les formes possibles dont je ne voulais pas entendre le premier mot, j'ai établi la liste des obstacles qui ne manqueraient pas de se présenter à moi et des risques non mesurables que j'encourais à entreprendre un tel chantier. Rien ne s'oppose à la nuit, éditions Jean-Claude Lattès, 2011 (ISBN 2709635798) Rien ne s'oppose à la nuit, Librairie générale française, « Le Livre de poche », 2012 (ISBN 978-2 … Le titre du livre reprend des paroles de la chanson Osez Joséphine (1991) d'Alain Bashung, écrite avec Jean Fauque. Sur scène, jusqu’au bout. Ils font des p'tits Retrouvez l'émission en réécoute gratuite et abonnez-vous au podcast ! En cliquant sur « je m’abonne », j’accepte que les données recueillies par Radio France soient destinées à l’envoi par courrier électronique de contenus et d'informations relatifs aux programmes. Chaque jeudi, Liane, leur mère, envoyait sa marmaille au square, sans exception aucune, les plus grands ayant pour mission de surveiller les petits, et pour unique consigne de ne pas revenir avant deux heures. D'un geste ferme elle releva le visage de Justine, lui ordonna d'aller se moucher. J'ai pensé que je ne devais rien oublier de son humour à froid, fantasmatique, et de sa singulière aptitude à la fantaisie. Pour moi, c'est vraiment ça aussi il y a un côté un peu minitel, ça me fait penser à ces prénoms qu'on avait sur les Minitel 36 15… Et peut-être que c'est pour cette connotation que pour moi, c'est une chanson de liberté. Plus rien n's'oppose à la nuit Soyez ma muse plus rien ne s'oppose à la nuit rien ne justifie usez vos souliers usez l'usurier soyez ma muse et que ne durent que les moments doux durent que les moments doux et que ne durent que les moments doux osez, osez Joséphine osez, osez Joséphine plus rien ne s'oppose à la nuit rien ne justifie Livrés à eux Un bébé noir. Le site de la bouquinerie du Sart reste ouvert et alimenté durant le confinement Les retraits en magasin se feront en drive sur le parking et les livraisons à domicile et point relais seront assurées. Quatre ou cinq semaines plus tard, dans un état d'hébétude d'une rare opacité, je recevais le prix des libraires pour un roman dont l'un des personnages était une mère murée et retirée de tout qui, après des années de silence, retrouvait l'usage des mots. Parce qu’elle est sublimement belle. Et puis le livre a paru, sans ma mère pour laisser sur mon répondeur les messages les plus comiques qui fussent au sujet de mes prestations télévisées. Ce n'est pas la seule interrogation que sa mort m'a laissée. Pendant ce temps, Liane s'allongeait sur le premier lit venu et dormait d'un sommeil de plomb, deux heures de silence pour récupérer des grossesses, des accouchements et des allaitements répétés, des nuits entrecoupées de pleurs et de cauchemars, des lessives et des couches sales, des repas qui revenaient sans trêve. Osez osez Dans Osez Joséphine, plein de phrases sont si belles, et on ne peut même pas dire pourquoi, tellement elles sont simples. Rien Ne S'Oppose À La Nuit… … effectivement, rien ne s'oppose à la nuit de la littérature française. Des monarques et leurs figurines Ma mère constituait un champ trop vaste, trop sombre, trop désespéré : trop casse-gueule en résumé. Et puis, comme des dizaines d'auteurs avant moi, j'ai essayé d'écrire ma mère. Dans un bruit de fanfare, la fratrie quittait l'appartement de la rue de Maubeuge, descendait les cinq étages, traversait la rue Lamartine puis la rue de Rochechouart, avant d'entrer dans le square, triomphante et remarquable, car nul ne pouvait ignorer ces enfants que seulement quelques mois séparaient les uns des autres, leur blondeur qui confinait au blanc, leurs yeux clairs et leurs jeux bruyants. Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine de Vigan est paru aux éditions Jean-Claude Lattès. Mais on ne sait pas très bien ce qu'elle veut dire. J'ai pensé que ma mère avait contrôlé le système informatique de son entreprise, ainsi que l'ensemble du réseau RATP, et dansé sur les tables des cafés. C'est beau et accessible à la fois. Osez osez Joséphine osez, osez Joséphine osez, osez Joséphine plus rien ne s’oppose à la nuit rien ne justifie Rien ne s'oppose à la nuit Vigan, Delphine de. Pourquoi cette phrase "Rien ne s'oppose à la nuit" m'est venue assez vite, pour le titre ? Tandis que Lucile caressait les cheveux de sa soeur, elle aperçut le filet de morve verte qui coulait sur sa robe. C'était mon prisme de lecture de la chanson à ce moment-là, alors que quelques années plus tôt, je ne l'entendais pas de cette manière. « Alors j’ai demandé à ses fr… Je suis quelqu’un d’assez joyeux, mais chez qui la mélancolie n'est jamais très loin. À qui sourit la vie Je les ai enregistrés, eux et d'autres, qui avaient connu Lucile et la famille joyeuse et dévastée qui est la nôtre. Suite au suicide de sa mère Lucile, Delphine de Vigan décide enquêter sur le … Elle entreprend la rédaction de ce livre après le décès de sa mère et mène une véritable enquête familiale, convoquant les oncles, les tantes, cousins, enfants et tout ce que la famille peut compter de témoins. Je n'ai aucun souvenir du lieu où se passait la remise du prix, ni de la cérémonie elle-même. Lucile prendrait le bébé sous son aile et dans son lit, et serait la seule, elle qui pourtant haïssait les poupées, à pouvoir s'en occuper. Ma mère était morte depuis plusieurs jours. Et puis cette femme sublime, brune, au centre d'une piste de cirque avec le cheval qui circule autour... Je me  souviens que cette femme incarnait la femme que j'aurais voulu être : tellement rock, les seins nus sous un petit veston en cuir. Eurovision : on a écouté les 41 chansons de l'édition ... De Danton par Sardou à Dreyfus par JoeyStarr, la chanson... Alan Menken : "Dans ce nouvel Aladdin, nous voulions une ... Recevez du lundi au vendredi à 12h une sélection toute fraîche à lire ou à écouter. J'ai beaucoup écouté cette chanson au moment où j'ai écrit ce roman, Rien ne s'oppose à la nuit. Parfois elle acceptait de jouer avec les autres, parfois elle restait là, à trier dans sa tête, expliquait-elle, mais elle ne précisait jamais quoi, ou seulement d'un geste vague désignait l'alentour. Jamais souffrir J'ai laissé ma soeur récupérer les lettres, les papiers et les textes écrits par Lucile, en constituer une malle spéciale qu'elle descendrait bientôt dans sa cave. C’est une lecture qui monte tout en crescendo ou petit bout par petit bout, on dévoile au lecteur les faces cachés et les squelettes du placard de cette famille qui a l’air bien sous tous les angles. Et que ne doux Le jour où j'ai trouvé ma mère chez elle, je n'ai pas pu récupérer mes enfants. Rien ne s'oppose à la nuit. J'ai demandé à ma soeur de récupérer dans sa cave les lettres, les écrits, les dessins, j'ai cherché, fouillé, gratté, déterré, exhumé. Publié en aout 2011 aux éditions Jean-Claude Lattès, Rien ne s'oppose à la nuit est un roman biographique de l'écrivaine française Delphine de Vigan. Un roman fort de la rentrée littéraire. Plus rien n's'oppose à la nuit À l'arrière des dauphines Explication de “ Osez josephine ” : “ « Osez Joséphine » est une chanson qui n'a absolument rien à envier aux chansons rock américaines. Avec le recul j'ignore comment cela a été possible, si ce n'est qu'il n'y avait rien d'autre, une fois que mes enfants étaient partis à l'école et que j'étais dans le vide, rien d'autre que cette chaise devant l'ordinateur allumé, je veux dire pas d'autre endroit où m'asseoir, où me poser. Le roman Rien ne s'oppose à la nuit se divise en trois parties. J'ignore combien de secondes voire de minutes il me fallut pour le comprendre, malgré l'évidence de la situation (ma mère était allongée sur son lit et ne répondait à aucune sollicitation), un temps très long, maladroit et fébrile, jusqu'au cri qui est sorti de mes poumons, comme après plusieurs minutes d'apnée. Le lendemain je leur ai annoncé la mort de leur grand-mère, je crois que j'ai dit quelque chose comme "Grand-mère est morte" et, en réponse aux questions qu'ils me posaient : "elle a choisi de s'endormir" (pourtant j'ai lu Françoise Dolto). A la mienne j'avais donné le livre avant sa parution, fière sans doute d'être venue à bout d'un nouveau roman, consciente cependant, même à travers la fiction, d'agiter le couteau dans la plaie. On devine Osez Joséphine ! Juste une paire de demi-dieux Dans sa robe en crêpe de soie claire, les jambes croisées de telle sorte que rien ne pût se froisser, ses socquettes tirées sans un pli sur ses chevilles, Lucile n'avait aucune intention de bouger. Les pieds dans le vide, assise exactement au milieu du banc, Lucile pensait au bébé à venir, dont la naissance était prévue pour le mois de novembre. Elle est parue en 1991, sur l'album qui porte le même titre. Rien ne s'oppose à la nuit, dont le joli titre s'inspire de la chanson de Bashung Osez Joséphine, est un récit sensible et fascinant, qui fait écho aux blessures de chacun... Actualité. Ils sont restés chez leur père. ... La Bouquinerie du Sart est une association d'insertion par le travail créée en octobre 2015 et basée à Villeneuve d'Ascq dans le nord de la France. Du pied, Lucile les recouvrit de sable, puis leva la jambe et cracha dans sa main pour frotter sa sandale. Quoi qu'il en soit, Liane était de nouveau enceinte, ils seraient bientôt sept, puis sans doute huit et peut-être davantage. J'ai stocké des heures de paroles numériques sur mon ordinateur, des heures chargées de souvenirs, de silences, de larmes et de soupirs, de rires et de confidences. Cette fois-ci, il ne s'agit pas d'un roman mais d'un récit racontant sa propre mère, Lucile. Pierre Assouline : Les écrivains, images de marques, COMPARATIF SMARTPHONE avec Meilleurmobile, GUIDE DEFISCALISATION avec L'Express Votre Argent. L’écrivaine Delphine de Vigan a écrit le livre "Rien ne s’oppose à la nuit", un titre tiré des paroles de la chanson "Osez Joséphine " d’Alain Bashung, sortie il y a 30 ans. Alors j'ai demandé à ses frères et soeurs de me parler d'elle, de me raconter. 19 Rien ne justifie . Rien ne s'oppose à la nuit Vigan, Delphine de. Rien ne s'oppose à la nuit – Delphine de Vigan – JC Lattès Au départ les paroles d'une chanson d'Alain Bashung, un roman dont j'avais beaucoup entendu parler, couronné par un prix [Prix du roman Fnac 2011], un auteur qui commençait à accéder à la notoriété et la couverture, avec ce beau visage de femme aux faux-airs de Jeanne Moreau jeune qui se trouve être celui de Lucile, la mère de l'auteur. Il y a une autre phrase que j'adore dans la chanson c'est "Soyez ma muse". Une image qui frappe l'imaginaire ! Elle joue de la guitare électrique. Quelques semaines plus tard, mon fils me rappelait à l'ordre : un chat s'appelait un chat. Ne s'oppose à la nuit C'est ce que j'ose te jurer ainsi Que ne durent que les moments doux T'imagines c'est comme disait Bashung Joséphine C'est étonnant Ce que l'on se témoigne C'est tellement Plein de beaux souvenirs C'est sûrement D'ici que tu t'éloignes La seule chose Que j'aurais à te dire Comme j'imagine Que tu auras de qui tenir Et pour cela je sais depuis longtemps qu'il est préférable de se tenir debout que couché, et d'éviter de regarder en bas. La terreur je crois ne m'avait pas quittée ; je souriais pourtant. Parfois Lucile se demandait s'il y avait une limite à la fécondité de sa mère, si son ventre pouvait ainsi se remplir et se vider sans fin, et produire des bébés roses et lisses que Liane dévorait de son rire et de ses baisers. Rien ne s’oppose à la nuit. Rien ne s’oppose à la nuit est un livre émouvant que Delphine de Vigan a consacré à Lucile sa maman. La petite voulait lui montrer le cadavre, Lucile finit par se lever. 20 Usez vos souliers 21 Usez l’usurier 22 Soyez ma muse 23 Et que ne durent que les moments doux 24 Durent que les moments doux 25 Et que ne durent que les moments doux . Elle explique, au micro de Frédéric Pommier, pourquoi cette chanson lui ressemble. Mais peut-être les femmes étaient-elles soumises à un nombre d'enfants limité que Liane aurait bientôt atteint et qui, enfin, laisserait son corps inoccupé. Ce dernier obtient le prix du roman Fnac, le grand prix des lectrices de Elle, le prix Roman France Télévisions et le prix Renaudot des lycéens. Lucile toujours s'installait sur le même banc, un peu à l'écart, mais suffisamment proche du point stratégique que constituaient les trapèzes et les balançoires, idéal pour une vision d'ensemble. Alain Bashung et le saxophone incandescent de "Gaby, oh Gaby" ♪, Eurovision : on a écouté les 41 chansons de l'édition 2019 (et on est toujours en bonne santé). Alan Menken : "Dans ce nouvel Aladdin, nous voulions une chanson où Jasmine dit qu'elle ne se taira plus". Ma mère était morte depuis plusieurs jours. "Que ne durent que les moments doux" : c'est sublime aussi ! Je l’ai interprétée en disant que "rien ne s'oppose à la nuit" veut dire que rien ne s'oppose à quelqu'un qui a choisi de mourir. En 2007 No et moi puis de nombreux romans qui sont en lice pour le prix Goncourt comme Les Heures souterraines en 2008 et Rien ne s’oppose à la nuit en 2011. En particulier, tout ce qu'il a écrit avec Jean Fauque, un auteur que j'adore. Après la mort de sa mère, Delphine de Vigan ressent un besoin irrépressible de parler de cette femme, aussi belle que complexe, que fut Lucile. De la bête il ne restait que quelques cendres et un bout de carapace racorni. Je m’interrogeais sur les raisons qui m’avaient fait penser à elle. Durent que les moments doux Grand-mère s'était suicidée, oui, foutue en l'air, elle avait baissé le rideau, déclaré forfait, lâché l'affaire, elle avait dit stop, basta, terminado, et elle avait de bonnes raisons d'en arriver là. Un soir de ce même hiver, alors que nous rentrions d'un rendez-vous chez le dentiste et marchions côte à côte sur le trottoir étroit de la rue de la Folie-Méricourt, mon fils m'a demandé, sans préavis et sans que rien, dans la conversation qui avait précédé, ait pu l'amener à cette question : - Grand-mère... elle s'est suicidée, en quelque sorte ? Ainsi, me semblait-il, le temps de la chute, n'y avait-il rien d'autre à faire que bonne figure, ou bien faire face (quitte à faire semblant). Elle est très belle. livre rien ne s oppose a la nuit pas cher ⭐ Neuf et occasion Meilleurs prix du web Promos de folie 5% remboursés minimum sur votre commande ! Depuis plus d'une heure Lucile observait ses frères, leur élan du sol à la pierre, de la pierre à l'arbre, de l'arbre au sol, dans un ballet discontinu qu'elle avait du mal à suivre, rassemblés maintenant en cercle autour de ce qu'elle avait deviné être un insecte mais qu'elle ne pouvait voir, aussitôt rejoints par leurs soeurs, fébriles et empressées, qui tentaient de se frayer une place au milieu du groupe. Les cris de Justine sortirent Lucile de ses pensées. Il font des envieux Je souriais aussi au dîner qui fut donné en mon honneur, ma seule préoccupation étant de tenir debout, puis assise, de ne pas m'effondrer d'un seul coup dans mon assiette, dans un mouvement de plongeon similaire à celui qui m'avait projetée, à l'âge de douze ans, la tête la première dans une piscine vide. J'ai pensé que ma mère avait dégusté une poule au pot avec Claude Monet et Emmanuel Kant, lors d'une même soirée dans une banlieue lointaine dont elle était rentrée par le RER, et s'était vue privée de chéquier pendant des années pour avoir distribué son argent dans la rue. Milo avait mis le feu à l'insecte qui avait flambé en moins d'une seconde. Rien ne justifie, PolitiqueInternationalSociétéÉconomieJusticeEnvironnementSport, RockMusiques urbainesMusiques du mondeChanson françaiseSoulÉlectroLes playlistsActualités musicalesConcerts, Bien-êtreSexualitéParentalitéÉducationAmourRecettes de cuisine, Connectez-vous pour retrouver vos favoris sur tous vos écrans et profiter d'une expérience personnalisée. Bouleversant. C'est un livre qui attend dans ma bibliothèque depuis longtemps maintenant - depuis sa sortie en poche je crois bien. D'ailleurs j'en profite au passage pour faire une petite remarque aux éditeurs qui eux aussi n'ont que de nobles desseins et aucune vue financière. Encore aujourd'hui, plus de deux ans après, cela reste pour moi un mystère, par quel mécanisme mon cerveau a-t-il pu tenir si loin de lui la perception du corps de ma mère, et surtout de son odeur, comment a-t-il pu mettre tant de temps à accepter l'information qui gisait devant lui ? Rien ne s'oppose à la nuit est le deuxième livre que je lis de Delphine de Vigan, après Jours sans faim qu'une amie m'a prêté il y a de ça des années. J'ai écrit chaque jour, et je suis seule à savoir combien ce livre qui n'a rien à voir avec ma mère est empreint pourtant de sa mort et de l'humeur dans laquelle elle m'a laissée. It took some time for me to finally secure a copy of the novel at my library, however I must say that “Rien ne s’oppose à la nuit” was certainly worth the wait… Rien ne s'oppose à la nuit Par Apollinee Retenez ce titre, énigmatique, tout droit jailli de la célèbre chanson d'Alain Bashung , "Oser Joséphine " car il ouvre les pages d'un roman magnifique. Les chevaux du plaisir J'ai passé des heures à lire et à relire, à regarder des films, des photos, j'ai reposé les mêmes questions, et d'autres encore. Impossible mais inévitable primaire ! Plus rien ne s'oppose à la nuit Rien ne justifie . Le bébé noir dorénavant s'appellerait Max, comme le mari de Madame Estoquet, sa maîtresse, qui était routier. Après onze années passées dans la même entreprise - et un long bras de fer qui m'avait laissée exsangue - je venais d'être licenciée, consciente d'en éprouver un certain vertige, quand j'ai trouvé Lucile chez elle, si bleue et si immobile, et alors le vertige s'est transformé en terreur puis la terreur en brouillard. Une sorte d'"Emmaüs du livre". Éviter les péages Je vous le recommande sans restriction aucune. Juste faire hennir
2020 rien ne s'oppose à la nuit chanson