Lors de la première séance, les élèves découvriront l’évolution de la scolarisation au XIXème siècle et ses enjeux. Ces tensions se ranimeront ensuite avec la loi de 1904 supprimant les congrégations enseignantes, suivie peu après d'une guerre scolaire qui agite la France entre 1907 et 1914. h�bbd```b``�5 ���d��K�H��`r Xd"�� L^���o�/�$c~�mq�~:����� Dh�d�H� �� ��fiH�6Y��t��U�C����4�@� ��� 73 réflexions au sujet de « [Histoire] Le temps de la République : 1892, la République fête ses cent ans, l’école primaire au temps de Jules Ferry, des républiques, une démocratie (année B) » maxencej 12 avril 2016 à 9 h 50 min. Au sens le plus large, les lois Jules Ferry désignent, outre les deux précédentes[10] : La loi Goblet du 30 octobre 1886 est débattue et promulguée après la chute de Jules Ferry en 1885. La loi définit une obligation d’instruction et non de scolarisation. Jules Ferry était est un homme politique français de la IIIe République, favorable aux idées républicaines héritées de la Révolution française. 1882 : L’école primaire devient obligatoire et laïque. En revanche, l’instruction ne peut échapper totalement à la sphère publique dans la mesure où les disciplines non-religieuses sont obligatoires y compris pour les élèves qui ne sont pas scolarisés dans des établissements privés. Lorsque, sous la IIIe République, Jules Ferry, président du Conseil et ministre de l’Instruction publique, décide d’instaurer la gratuité absolue de l’enseignement primaire, la loi promulguée par lui le 16 juin 1881 n’est donc pas une mesure vraiment nouvelle. L’école de Jules Ferry : la nation à la place de Dieu. Elle porte également sur le traitement des instituteurs. La loi de 1882 remplace cette matière par une « instruction morale et civique », et supprime donc toute référence à la religion parmi les matières obligatoires. Concept Le temps de la République 1.1. La langue et les éléments de la littérature française ; La géographie, particulièrement celle de la France ; L’histoire, particulièrement celle de la France jusqu’à nos jours ; Quelques leçons usuelles de droit et d’économie politique ; Les éléments des sciences naturelles physiques et mathématiques ; leurs applications à l’agriculture, à l’hygiène, aux arts industriels, travaux manuels et usage des outils des principaux métiers ; Les éléments du dessin, du modelage et de la musique ; Pour les garçons, les exercices militaires ; Pour les filles, les travaux à l’aiguille. Félix Pécaut (3 juin 1828 - 31 juillet 1898) fut inspecteur général de l'Instruction publique, chargé par Jules Ferry de fonder l'École normale supérieure de jeunes filles de Fontenay-aux-Roses en 1880. Ce pack se compose des ressources suivantes :. ;�{�G����>�A�'t�hee>�4��ӕ��.�w��< ���h�&\� endstream endobj 145 0 obj <>stream Les lois de Jules Ferry suppriment l'instruction religieuse à l'école. Depuis près de deux siècles, l'école est au centre des passions françaises. : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article. La liste était auparavant établie par l’article 23 de la loi Falloux, et incluait l’« éducation morale et religieuse ». %%EOF Cette nouvelle obligation résulte de la seconde loi du 16 juin 1881, relative aux titres de capacité de l’enseignement primaire : l’article 25 de la loi Falloux, abrogé, dispensait au contraire explicitement les ministres des cultes concordataires. Néanmoins le nombre d'écoles primaires s'accroît rapidement, de 31 000 en 1833 à 43 514 à la fin de 1847. La loi Goblet du 30 octobre 1886 parachève les lois Jules Ferry en confiant à un personnel exclusivement laïque l'enseignement dans les écoles publiques, remplaçant les instituteurs congrégationnistes ; elle est parfois également rattachée à ces lois. C’est avec plaisir que je vous présente aujourd’hui le 1er pack “tout-en-un” d’histoire de cette nouvelle année scolaire, consacré au thème de l’école primaire au temps de Jules Ferry !. La loi du 27 février 1880 relative au Conseil supérieur de l’instruction publique et aux conseils académiques, a par ailleurs exclus les représentants de l’Église et les autres personnalités extérieures au monde de l’enseignement de ces instances. Néanmoins, la loi Falloux de 1850, toujours en vigueur, permet une large emprise des congrégations religieuses sur l’enseignement primaire. 164 0 obj <>/Filter/FlateDecode/ID[]/Index[139 60]/Info 138 0 R/Length 123/Prev 505374/Root 140 0 R/Size 199/Type/XRef/W[1 3 1]>>stream ���!�� XM:�w�ąCI"�����t>�ty�F��7�p#�.Ǹ n}gد�T_o�Z��qn��i�Ԣ=��Tz|[���j�7������_d�A(a�i�ȹ�H��H��D�x@�d�?��+��P�jv߇ګě}Q�H��[���/�=�x�������9@$�s^|'��� Les deux lois usuellement dites « lois Jules Ferry » sont les suivantes : Les deux lois sont promulguées par le Président de la République Jules Grévy, et contresignées par Jules Ferry, alors ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts. ��۠L�s���VD������Ȉ�M����.��e���@X�x��gR�u�����[�i ��|��A}x�A�tZ-f�b����w6���e5{�$mh���! Votée par les « républicains opportunistes[4] » sous la Troisième République, ces lois sont d'abord une victoire contre la droite monarchiste, évincée du pouvoir après la crise du 16 mai 1877. Avec l'avènement de la IIIe République et les lois Ferry de 1881 et 1882, la morale devient l'un des piliers de l'enseignement. L'école a été créée à la fin du XIXe siècle et n'a cessé depuis de s'agrandir. )�$ �;4��^j���;��%���16~`77����9�m˦����V�O�4ȿ��$�KJ�4-ą�F, ���ԈA_����a�� 5�ta��6���I�ù�;��K�Գ��3�I!iH�6��!�ԝnI�,[dC��l�dQ��? Définition 1.2. Il est élu député républicain de la 6e circo… Marianne est l’image de la République. Ce faisant, la loi distingue, dans l’éducation, une sphère publique où s’applique la neutralité de l’État et une sphère privée dans laquelle la religion est pleinement admise[14]. Les travaux de cette commission portant sur la gratuité, sur la laïcité et sur l'éducation des filles sont consignés dans le rapport Delon-Coignet[6], Les lois de l'instruction de Jules Ferry sont aussi fondées sur la conviction qu'elles permettront l'introduction progressive des idées républicaines dans les régions de France les plus isolées. Quiz Histoire : L'école de Jules Ferry : Bonjour,Voici un quiz pour tester tes connaissances sur la leçon que nous avons vue durant toute cette période.Essaie de faire le quiz sans ta leçon et ni l'aide de quelqu'un.Prêt ? Toutefois, les enfants titulaires d'un certificat d’études primaires, lequel peut être présenté à partir de onze ans, sont dispensés de l’obligation (article 6). La loi du 28 mars 1882 abroge l’ensemble de ces dispositions (article 3). Il a un frère et une soeur. — Article premier de la loi du 28 mars 1882. Une des conséquences immédiates de la loi de 1882 est le déclenchement de la Première guerre des manuels, à la suite de la mise à l'Index de plusieurs manuels de morale laïque hostiles aux doctrines catholiques. Avec les lois de 1884 amendant les lois constitutionnelles de 1875 et les expulsions des congrégations chrétiennes enseignantes en 1880, elles sont un pas décisif dans la consolidation du régime républicain et dans l'établissement de la laïcité : suppression des prières publiques notamment. L'école primaire de Jules Ferry. Une journée dans la semaine (le jeudi) est laissée libre pour permettre aux familles qui le souhaitent d’envoyer leurs enfants au catéchisme[2]. @�Xʥ�]OZ�� v�|���;�$�lj�$`+��< $����i��Cx�Gģ��'���'dkA�F�y��hȐ#����!�x�#!D� C�o}���ǽ{���?������ꧮ���n@tj�61ԟp{��BǎdKÄFv����&����a낏��� ?&���_ ��]n Au temps de Jules Ferry, un buste de Marianne ornait le préau. L’école communale: Chacune de nos communes a l’obligation de construire une école pour les enfants des deux sexes. En 1913, Charles Péguy qualifie les instituteurs de "hussards noirs". La laïcisation complète du personnel enseignant des écoles publiques, c’est-à-dire le remplacement des membres du clergé par des instituteurs indépendants du culte, ne sera réalisée qu’en 1886 par la loi Goblet. Les responsables légaux des enfants (père, tuteur, gardien ou patron) ont une obligation de faire connaître au maire les modalités selon lesquelles ils comptent instruire leurs enfants : scolarisation à domicile ou dans une école publique ou privée (article 7) ; toutefois, en l’absence de déclaration, l’enfant est inscrit d’office à l’école publique communale (article 8). À l'octroi de bourses s’ajoute bientôt la création de la Caisse des écoles, destinée à l'aide aux élèves issus de familles nécessiteuses. Les soldats allemands étant jugés mieux instruits que les Français[réf. Rentrée scolaire | Éducation L’école Jules-Ferry de Besançon rend hommage à Samuel Paty . Ainsi, la loi du 2 novembre 1892 ramène la durée maximale de travail des enfants à 10 heures quotidiennes à 13 ans et à 60 heures hebdomadaires entre 16 et 18 ans[15]. Pour les élèves scolarisés à l’école publique, l’assiduité est de rigueur. L'œuvre éducative des instituteurs a parfois été attaquée : ainsi, Gustave Le Bon stigmatisait, dans Psychologie des Foules (1895), des enseignants qui diffuseraient des « idéologies subversives » telles que le socialisme et l'anarchisme. Il est président du Conseil des ministres de 1880 à 1881 et de 1883 à 1885. En outre, les enfants instruits à domicile doivent passer un examen annuel, et doivent obligatoirement être inscrits à l’école publique communale si leurs résultats sont insuffisants (article 16). ». La gratuité de l’enseignement public dans les écoles et les salles d’asile est établie par la première loi du 16 juin 1881 (article premier). Cette dernière, plus stricte que le principe général de laïcité en droit, en forme toutefois une composante[18]. C’est surtout la scolarisation des jeunes filles des campagnes qui faisait jusque-là défaut et est en pratique assurée par la loi du 28 mars 1882[10]. ». Une courte séquence de 2 séances sur l’école primaire au temps de Jules Ferry qui s’inscrit dans le thème « Le temps de la République ». L’article 31, enfin, donne aux consistoires des trois religions minoritaires le droit de présentation pour les instituteurs relevant de leur culte. nécessaire], Outre la volonté d'inculquer aux jeunes Français un patriotisme fervent, Ferry avait également comme ambition de freiner la progression des idées socialistes voire anarchistes, qu'il a eu l'occasion de combattre lors de la Commune de Paris. J'ai de la chance ! digithèque des matériaux juridiques et politiques de l’, expulsions des congrégations chrétiennes enseignantes en 1880, ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, brevet de capacité pour l’enseignement primaire. Les instituteurs, « hussards noirs de la République », ont été par la suite l'un des soutiens sociaux les plus constants du Parti radical qui a dominé la scène politique française à partir des dernières années du XIXe siècle. Après l'effondrement du Second Empire, en septembre 1870, il est nommé préfet de la Seine puis maire de Paris par le gouvernement de la Défens… Jules Ferry est ministre de l'Instruction publique. Gratuité de l’enseignement public et obligation d’instruction, Impact plus général sur la laïcité en France, Les soldats allemands étant jugés mieux instruits que les Français, Les lois de l'instruction de Jules Ferry sont aussi fondées sur la conviction qu'elles permettront l'introduction progressive des idées républicaines dans les régions de France les plus isolées. Les instituteurs religieux restent néanmoins, admis, du moment qu’ils sont titulaires du brevet de capacité pour l’enseignement primaire. Les communes restent chargées de l’organisation matérielle de l’enseignement scolaire : dans cette tâche, le maire est assisté par une commission scolaire municipale (article 5). Entre 1837 et 1881, juste avant la promulgation de la loi de gratuité, le pourcentage d'élèves jouissant de la gratuité était passé de 31,5 % à 66 %[1]. ... Des cours de morale à l'école, de Jules Ferry à nos jours 11. Daniel Henri, « La gratuité à l'école : portée et limites d'un principe républicain », Pauline Piettre, « Catéchèse et instruction religieuse en France depuis le. Sa famille déménage à Strasbourg en 1846, puis s'installe en 1850 à Paris, où il étudie à la faculté de droit pour devenir lui-même avocat. Il s'oppose au Second Empire et se fait connaitre par la publication des Comptes fantastiques d'Haussmann(1868) où il attaque la politique de prestige et de spéculation urbaine menée par le Second Empire. Enfin, l'instruction primaire des filles est peu concernée. Les maires eux sont souvent hostiles pour des raisons financières ; les conseils municipaux fixent le montant de la rétribution scolaire payée par les familles et dressent la liste des enfants qui en sont exemptés. L'idée transmise par les «, « Dans les écoles confessionnelles, les jeunes reçoivent un enseignement dirigé tout entier contre les institutions modernes. L'enseignement est donné en français, diffusant ainsi à l'échelle du territoire national l'usage d'une même langue. 10. Les lois Ferry, à la base de la « République des instituteurs » (Mona Ozouf et Jacques Ozouf), ont pour conséquence une scolarisation quasi-complète — donc une alphabétisation et une « francisation » — des enfants français, s'inscrivant ainsi dans le projet des Lumières d'émancipation du peuple souverain. Depuis les lois Ferry, dans les années 1880, l’école est gratuite, obligatoire et l’enseignement est laïque. endstream endobj 140 0 obj <>/Metadata 12 0 R/Pages 137 0 R/StructTreeRoot 31 0 R/Type/Catalog>> endobj 141 0 obj <>/MediaBox[0 0 595.32 841.92]/Parent 137 0 R/Resources<>/ProcSet[/PDF/Text/ImageB/ImageC/ImageI]/XObject<>>>/Rotate 0/StructParents 0/Tabs/S/Type/Page>> endobj 142 0 obj <>stream L’adoption de cette obligation est toutefois l’objet de débats plus vifs que pour la gratuité, dès lors que se pose la question de la place à accorder à l’instruction religieuse dans la loi[13]. La seconde séance… Exercices à imprimer pour le cm2 - Famille pass'temps au XIXème siècle Documentaire, questions, correction L'histoire de l'école : L'école de Jules Ferry Je m'appelle Jules Ferry. Il leur incombe de recenser les enfants ayant l’âge légal d’instruction et les informer de la rentrée des classes (article 8). h�b```�%��+�@��(������� �Նa>H�9G��������Ǝ�,�3�Ŋi� 0f02�1Z:�%�>�X�*Ô� �0����y�͋'l`dT��m``[���d�抩u-CC��\���2��ɶ�:>�-� ��! La loi du 28 mars 1882 s’inscrit dans un mouvement de laïcisation de l’enseignement primaire public, dont elle est l’une des étapes fondamentales[10]. La multiplication, sous l’effet de la loi du 9 août 1879, des écoles normales primaires, a permis d’augmenter le nombre d’instituteurs indépendants de tout organe religieux. 1889 : Les instituteurs sont rémunérés par l’État. Les lois Ferry s’inscrivent dans un mouvement de neutralisation religieux de l’enseignement scolaire et définissent le cadre de la laïcité scolaire. D’autre part, l’enseignement dans les écoles publiques doit laisser un jour libre aux élèves (d’abord le jeudi, puis le mercredi) outre le repos dominical : la loi prévoit explicitement que cette journée est destinée à permettre aux parents de donner s’ils le souhaitent une instruction religieuse aux enfants. Une nouvelle plainte a été déposée et l'enquête se poursuit. Plus généralement, l’expression « lois Jules Ferry » peut désigner un ensemble plus vaste de textes réformant l’enseignement en France entre 1879 et 1886 à l’initiative de Jules Ferry. HISTOIRE CM2 : Comment l’école de Jules Ferry permet-elle de construire les valeurs de la République ? Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. D’une part, cet enseignement reste possible, à titre facultatif, dans les écoles privées. C'est Victor Duruy, sous le Second Empire, qui réorganise et accélère la création des écoles mais laisse en place la plupart des principes de Guizot. La loi du 16 juin 1881, rendant gratuit l'enseignement primaire public, Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, Loi sur les signes religieux dans les écoles, Loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public, Loi générale sur l'instruction publique (1802), https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Lois_Jules_Ferry&oldid=177019349, Enseignement sous la Troisième République, Portail:Politique française/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. Mémoriser les repères historiques liés au programme et savoir les mobiliser dans différents contextes. 20 Boulevard de la République 13550 NOVES L'établissement ne rouvrira pas ses portes aux élèves avant le jeudi 24 septembre. La fermeture de l'école Jules-Ferry, à Tours, sera finalement plus longue que prévue. Jean Foucambert, L'école de Jules Ferry, un mythe qui a la vie dure, Retz, 1986. Montrant un fort engagement pour l'expansion coloniale française, en particulier dans la péninsule indochinoise, il doit quitter la tête du gouvernement en raison de l'affaire du Tonkin. C’est d’ailleurs à la suite des lois Ferry que le terme « laïcité » évolue pour prendre le sens qui lui est aujourd’hui donné. La loi règle également, en conséquence, les modalités de financement de l’enseignement scolaire par les communes, les départements et l’État. La loi fixe les composantes de l’enseignement primaire (article premier, voir encart) en complétant et en modifiant celles qui résultaient de la loi Falloux et le rend obligatoire pour les enfants de six à treize ans (article 4). 1) Ce qu’en disent les programmes À partir des années 1880, l'adhésion à la République se construit en partie par l'école gratuite, laïque et obligatoire. Tout enseignement dans les langues locales (que ce soit le breton, l'auvergnat, l'occitan ou l'arabe et le kabyle en Algérie, annexée en 1848), qualifiées de « patois », était interdit. La mise en place d’une instruction primaire laïque, gratuite et obligatoire figure au programme des républicains dès 1869 (« programme de Belleville »)[3]. Le temps de la République: l'école primaire au temps de Jules Ferry par Jodie Dromard 1. La première loi, seule, est également contresignée par le ministre de l’Intérieur et des Cultes Ernest Constans. D’autres lois relatives à l’éducation ont également été portées par Jules Ferry, en sa qualité de ministre de l’Instruction publique, entre 1879 et 1883. Une nouvelle récidive constitue une contravention pénale de troisième classe et entraîne la saisine du juge de paix aux fins de condamnation à une amende ou à une courte peine d’emprisonnement (article 14). Jules Ferry, célèbre ministre de l’Instruction publique - c’est ainsi qu’on appelait l’Education nationale - rend l’école obligatoire, gratuite et laïque pour tous les enfants âgés de 6 à 13 ans. endstream endobj startxref Jules Ferry fut l'artisan de l'école laïque, mais aussi un colonisateur. Ma famille a de l'argent et je peux continuer mes études. La rétribution scolaire, instaurée par la loi Falloux de 1850 est supprimée. En ceci, l'école laïque, gratuite et quasi obligatoire a été, avec la conscription, l'un des instruments essentiels de « nationalisation de la société »[17] par l'État, ou encore de consolidation de l'État-nation français. 1��{U��ɵK��X��ܳ?��"�����s*��4�I�L��QWh\,R�����|�5��>0�@�����,�2�ߨ�!UI Avec la loi du 10 avril 1867, Duruy contribue à développer l'enseignement primaire. H��V�j1}��7-d���|���@�V�`bRb'�������Fk��-)����t����˻���rt5��xQ3)+���it%��?ɴUm��e��_;/�ϱbE)�����|_|ß���j��R8��6�N���(g�hㅺ�SZU��9�T�b�����Ԇ��B�I[J��*x5�-5������Z�mi��w*�D�2m�J@> Y��g�����f$n����і����RĸШ�*)����zޫķ}�.��G%��R�S�Ɣ$�b'H��$&��o�(d�"h����E�HT�PdX����ǡ�.��8S����O������S#3!Ďuө��Ag�˵~�. 0 Néanmoins, l’empreinte de Ferry sur la préparation de cette loi et son lien avec la loi de 1882, qu’elle prolonge en excluant le personnel religieux de l’enseignement public, font que cette loi est parfois citée parmi les « lois Jules Ferry »[10]. Les principales étapes de l’action de Jules Ferry et les combats menés par ses successeurs. ]��}��Z+��yS����_t �M��n�}wd Elles sont associées au nom de Jules Ferry, dirigeant politique républicain des débuts de la Troisième République, qui a notamment exercé la fonction de ministre de l’Instruction publique deux fois entre 1879 et 1883. Une école gratuite et obligatoire • eSous la III République, le Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts Jules Ferry (en poste de 1880 à 1883) impose plusieurs lois. Le terme est resté : combatifs, engagés dans la formation des jeunes générations, ils défendent l'école de la République. Ils y découvriront également les lois scolaires de Jules Ferry. Dès la naissance de la Troisième République, durant le Siège de Paris (1870), Jules Ferry alors maire de Paris, avait instauré une commission de l'enseignement. En France, aujourd’hui, près de 650 écoles, lycées et collèges portent son nom. Né le 5 avril 1832 à Saint-Dié, dans les Vosges, avec un père avocat, Jules Ferry est élevé dans un environnement bourgeois et austère. L'école primaire au temps de Jules Ferry. Celle-ci avait été maintenue avec la loi Falloux[2]. Les éléves et encadrants qui l'ont côtoyé sont invités à rester chez eux. Cette instruction doit toutefois se tenir hors des écoles publiques. Après plusieurs bâtiments municipaux, l'école Jules-Ferry, à Melun a été la cible de dégradations la semaine dernière. La loi Guizot du 28 juin 1833 avait été voulue par François Guizot et avait créé les bases d'encadrement et de développement d'un enseignement primaire où l'instruction publique était assurée par les communes avec l'aide de l'État et de l'Église. H��U�j�@}��Q*h��Abǥ�BZ}y��9���|r���+[�'�)�-ifggϞ����jvWNW0�g�U9�^��u>�?�䓗�*�*�gu���뢀���'q��h�����Vh���G���c]'����2�.p�8R��A�:��8��JXTq��ԯ��۶߆c���I��mQ��A#�_��eC�)��=Ư�"���YF$?��4�F��fDNK�Q,~4�+OV%�4Y��8-uɈ�GS�N��s|mTM5���5�s#�^�ͩ���7�d�G:�O����iC��a����.>�+��>?������Y��1�yx}�W�l�a#��߄КHy��!�!Z�|�8A�E��a(9(��G\����ЃX��ؗu-|3B�>��|�Ei�2���F۹. Bonjour, Je m’interroge sur le futur fonctionnement, notamment dans une classe à … a�6@�g�L��r9\�E��&� ࣧ �KE� Alors que « laïque » désigne initialement une personne non-religieuse, le terme « laïcité » apparaît comme néologisme dans le Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire de Ferdinand Buisson en 1887 pour désigner les principes portés par les lois Ferry. Comme dans tout le reste de la France. Ces républicains modérés, sont à l'origine de la droite républicaine et libérale actuelle. Avant les lois Jules Ferry, la loi Guizot avait institué une instruction morale et religieuse obligatoire. La professeure Alexandra revient sur la génèse de l'école républicaine, celle créée par Jules Ferry. Dans les écoles, les filles et les garçons sont séparés. En imposant une obligation d’instruction primaire aux enfants, la loi du 28 mars 1882 fixe les matières à enseigner. Les lois Ferry sur l'instruction sont une conséquence de la guerre de 1870, perdue contre la Prusse. La commission scolaire municipale peut toutefois prononcer des dispenses ponctuelles (article 15). nécessaire][5], comme ne cesse de le rappeler la presse contemporaine ; la Troisième République chercha à compenser ce handicap, afin de préparer la revanche. 198 0 obj <>stream Jules Ferry, qui est avocat, commence sa carrière politique comme journaliste de tendance républicaine. L'échec de la « loi Savary », provoqué par les grandes manifestations de l'été 1984, laissait penser que les Français avaient définitivement clos la querelle scolaire qui opposait les partisans de l'école « libre » à ceux d'un « grand service public unifié » ; en un mot, l'Église catholique à l'État Ce discours a été prononcé par Jules Ferry le 6 juin 1889 à la Chambre des députés. Cet ensemble inclut, outre les deux lois précédentes relatives à l’école primaire objet de cet article, des lois relatives à la formation des professeurs, à l’enseignement secondaire et supérieur, ou au fonctionnement de commissions administratives compétentes en matière d’enseignement. L’article 18 de la loi confie un pouvoir d’inspection aux établissements d’enseignement primaire publics ou libres aux représentants des quatre cultes concordataires (catholique, luthérien, réformé et israélite). L'école de Jules Ferry est l'école de la République qui fait le deuil du livre politique, du manuel républicain : "L'idée d'un manuel unique, ou d'un petit nombre de manuels adoptés par l'État pour chaque enseignement, a pu séduire en d'autres temps des intelligences d'élite ; c'est de nos jours une chimère. Les lois Ferry redéfinissent en profondeur le droit de l’éducation en France, et modifient la loi Falloux du 15 mars 1850 qui régissait jusque-là cette matière. �5YL��{q9�����쪺����Ë����z� ���g� ��iۆT�R��yN�]��.��;�-$�;�/���U�w(T(�G�RRF��p-���:)n�ʞV���#i[����"��%.5��� ьu�.D����@bI�.���� ��.�?1;�a�x~�����% :[��z�n#�sJoQ0'�tRw�\���&_Ӱ����X������Y � […] Si cet état de choses se perpétue, il est à craindre que d'autres écoles ne se constituent, ouvertes aux fils d'ouvriers et de paysans, où l'on enseignera des principes totalement opposés, inspirés peut-être d'un idéal socialiste ou communiste emprunté à des temps plus récents, par exemple à cette époque violente et sinistre comprise entre le 18 mars et le 24 mai 1871. %PDF-1.5 %���� endstream endobj 143 0 obj <>stream Durant le XIXe siècle, on observe une évolution progressive vers la gratuité. Alors, évidemment, dans les décennies qui ont suivi, l’école a encore bien évolué. Néanmoins, celle-ci était hostile à ce dispositif qui imposait aux « maîtres » des obligations de formation qui lui échappaient. Ainsi lors d'un discours au conseil général des Vosges en 1879, il déclara[7] : « Dans les écoles confessionnelles, les jeunes reçoivent un enseignement dirigé tout entier contre les institutions modernes.
2020 l'école de la république jules ferry